Il y a 3 mois, j’ai vécu une rupture. De celles qui vous brisent le cœur et vous fissurent l’âme. Qui vous laisse en pleurs tous les soirs et hagard tous les matins.
Ça s’est passé début octobre, et le processus des 3 derniers mois a été très lent et très douloureux. Même si j’en étais à l’origine, l’acceptation que tout était fini n’est arrivée que très récemment, la semaine dernière. Pendant 2 mois et demi, ça a été le déni d’abord, la tristesse ensuite, tellement intense qu’on pense ne pas y survivre, et enfin, l’auto persuasion d’avoir tout gâché alors qu’on aurait pu faire en sorte que ça fonctionne… Les étapes « classiques » d’un deuil amoureux finalement… Mais comme c’est ma première fois, purée que ça fait mal.
Le plus dur, c’est de voir l’autre s’éloigner très rapidement, recevoir un message disant qu’il est beaucoup plus apaisé depuis. Ah très bien, moi j’ai envie de crever, ça fait plaisir ! De voir s’évaporer l’estime qu’on avait pour soi-même et penser tous les jours en se regardant dans le miroir qu’on est trop difficile à aimer. C’est aussi tourner en rond dans un appartement où il a vécu 9 mois, fixer tous les soirs avant de dormir l’armoire achetée l’été dernier pour préparer son emménagement et repenser au bonheur absolu de ce moment suspendu. C’est le voir assis sur le canapé ou en train de préparer à manger dans la cuisine.
Après une année 2025 particulièrement difficile, où je partais d’un projet de déménagement en amoureux en dehors de Paris à me retrouver sans travail et sans lui en octobre, la descente a été lente et douloureuse. En voyant que notre « projet commun » était quasiment quelque chose que j’avais imaginé toute seule (apparemment !), j’ai décidé de quitter mon job début juillet et de le quitter lui début octobre. Je pensais avoir clôt le chapitre. Mais 75 jours plus tard, j’étais psychologiquement toujours au même endroit, à souffrir pareil, complètement enfermée dans ma rupture et dans mon chômage.
Ayant finalement atteint le point le plus bas un peu avant la mi-décembre, le déclic est enfin arrivé… Je ne sais pas exactement expliquer comment c’est arrivé, mais c’est arrivé et c’est le principal. J’ai enfin accepté la rupture, accepté de le perdre lui et tous les rêves et les projections que j’avais avec lui, accepté qu’il ne reviendrai plus et que je ne voulais plus qu’il revienne, accepté que je pouvais aller mieux toute seule. Et surtout, accepté que j’avais besoin de partir.
Pas définitivement, pas spécialement pour longtemps, mais partir. De Paris, de mon appart, de l’ennui dans lequel je suis sans travailler, de la tristesse que je ressens chez moi, des souvenirs. J’ai donc décidé de trouver un emploi saisonnier pour la saison d’hiver. Alors, je pars fin décembre pour 3 mois en station, faire de la vente et des ménages. Ça va grandement me sortir de ma zone de confort, j’angoisse déjà. Ça va me demander beaucoup d’adaptabilité, du travail physique… Tout l’opposé d’un job assis sur ses fesses devant un écran pendant 8h. Mais ça va aussi beaucoup m’apporter, je l’espère. De l’air frais, des nouvelles rencontres, un nouvel environnement. Ça ne peut être que bénéfique ! Et ça faisait des mois que je ne m’étais pas sentie alignée avec une de mes décisions… Ça veut bien dire quelque chose !
Comment l’idée m’est venue ? Grace à un livre merveilleux de Mélissa Da Costa « Je revenais des autres ». Une jeune fille de 20 ans tombe folle amoureuse d’un homme marié de 40 ans. Quand il lui dit que c’est fini, elle fait une tentative de suicide. Pour se « racheter », il lui trouve une place de serveuse pendant 6 mois en station de ski… Cette décision change sa vie à jamais !
Je n’ai pas la naïveté de penser que ces 3 mois vont changer ma vie. Je n’y vais pas pour ça. J’y vais pour aller mieux, pour reprendre confiance, pour guérir.
Et je compte bien vous raconter la suite….
À très vite,
Marine
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